Notre association, notre histoire, nos missions

L’Association pour la Sauvegarde de la Petite Ceinture de Paris et de son Réseau Ferré (ASPCRF) est née en décembre 1992 à une époque où la Petite Ceinture connaissait encore une activité ferroviaire régulière (trains de marchandises, échanges de matériel roulant entre les grandes gares parisiennes, trains de découverte). L’association a été créé dans le cadre de la fermeture, alors annoncée pour 1993, d’une grande partie de la ligne dans le cadre de l’arrêt des circulations de trains de Fret.

L’objectif premier de l’Association a consisté et consiste toujours à défendre la continuité de l’ensemble de la ligne et à veiller à ce que l’emprise ne soit pas démantelée et qu’elle soit maintenue au sein du Réseau Ferré National.

notre association

Depuis près de trente ans, l’association préconise le maintien de l’ADN ferroviaire de cette ligne mythique et considère que cette spécificité doit être le fil conducteur de tout aménagement. De fait, le maintien des infrastructures ferroviaires en place nous apparait comme un prérequis.

Dès le 3 juillet 1993, quelques mois seulement après sa création, l’Association mène sa première grande action avec l’opération « Un jour, une ligne », avec l’organisation de plusieurs circulations ferroviaires, ouvertes au public, entre Porte de Versailles et la Rappé-Bercy durant tout une journée.

A partir de 1995, l’Association participe au débat relatif au retour du tramway en rocade sud de Paris, initié par Jean Tiberi, et préconise son implantation sur la Petite Ceinture ferroviaire.

Si le site de la Petite Ceinture ferroviaire n’a pas finalement pas été retenu par la Ville de Paris, l’Association préconise toujours que l’infrastructure longue de 23 km (Sud, Est et Nord de la capitale) soit préservée pour un usage de transport, à plus longue échéance.

Cette volonté de ne pas obérer l’avenir en matière de transport a d’ailleurs été reprise dans les accords signés entre la Ville de Paris et Réseau Ferré de France puis la SNCF (protocoles-cadres de 2006 et 2015). Cela constitue, bien entendu, une grande satisfaction pour l’Association qui voit son approche retenue par les acteurs institutionnels concernés.

L’Association se veut justement être une force de proposition – et non d’opposition – concernant l’ouverture au public de certaines emprises, étant donné l’absence de trafic ferroviaire régulier à un horizon visible. 

Nous proposons, par exemple, de compléter les ouvertures au public par des circulations ponctuelles de trains de découverte à vitesse réduite permettant ainsi aux habitants et aux touristes d’apprécier cet élément du patrimoine francilien. Ce type d’évènement constituerait, en fait, le retour des circulations organisées, par notre association, sur la Petite Ceinture en 1993, 1999, 2000 et 2003. A cela j’ajoute la possibilité d’exposer du matériel roulant sur la ligne, sous forme statique.

Par ailleurs, l’Association organise des conférences sur l’histoire de la Petite Ceinture, aussi sur bien sur la ligne que dans les anciennes gares : nous avons commencé avec La Recyclerie (gare du boulevard Ornano, située porte de Clignancourt) et continuons avec Le Poinçon (gare de Montrouge-Ceinture, située porte d’Orléans) et le Hasard Ludique (gare de l’avenue de Saint-Ouen, au niveau de la porte de Saint-Ouen). Dans le même esprit, nous participons à des évènements organisés par la Ville de Paris : fête de la Petite Ceinture (aout 2019), fête des jardins (2019, 2020) …

Par ailleurs, nous avons aussi organisé, dès 2012, des conférences sur la ligne C du RER, en partenariat avec la SNCF et nous étions également présents à bord des rames du T11 Express, lors de l’inauguration de la ligne en juillet 2017, pour évoquer l’histoire d’une autre ligne, proche de celle qui nous occupe : la Grande Ceinture.

Ces actions de terrains sont complétées par une présence en ligne, sur notre site Internet et sur les réseaux sociaux.

Concernant le développement des transports en Ile-de-France, l’Association s’efforce d’intégrer le potentiel de la ligne dans les projets en cours, pilotés par les opérateurs de transports et Ile-de-France Mobilité. C’est notamment le cas pour le prolongement du tramway T8 de Saint-Denis Porte de Paris à Rosa Parks, soumis à concertation en septembre et octobre 2019. Nous y avons alors suggéré une optimisation d’une des variantes du projet. Cette solution est aujourd’hui en cours d’analyse par les acteurs du dossier.

Si vous considérez que la Petite Ceinture doit être maintenue dans sa continuité, sans la moindre faille, et qu’elle doit conserver son ADN ferroviaire tout en étant ouverte au public avec des aménagements réversibles, n’hésitez pas alors à nous rejoindre afin de préserver ce patrimoine atypique de la capitale, long de 23 km !

Si l’Association a réussi à obtenir des mesures en faveur du maintien de la ligne et de son patrimoine bâti (maintien dans le réseau ferré national au sein du giron SNCF, réversibilité des aménagements de promenade, préservation et restauration des anciennes gares), la vérité d’aujourd’hui ne sera peut-être pas celle des années à venir.

Près de 30 ans après sa création, l’Association s’inscrit toujours dans une action de court, moyen et long terme.

nos missions

sauvegarder

Défendre, promouvoir et participer à la sauvegarde du réseau ferré de la Petite Ceinture de Paris

RÉHABILITER

Préconiser sa réhabilitation au profit d’un système de transport collectif ferroviaire compatible avec le réseau ferré régional, adapté et respectueux de son environnement

développer

Défendre l’environnement, le cadre, la qualité de vie, le patrimoine architectural public et privé, les espaces verts, les écosystèmes, la culture de Paris et de ses arrondissements sur le parcours de la voie ferrée de Petite Ceinture

INFORMER

Développer par tous moyens l’information et la connaissance concernant de la Petite Ceinture de Paris, son histoire, son environnement et son utilisation future

ORGANISER

Mettre en œuvre toutes actions, manifestations, études, propositions et publications susceptibles d’assurer la réalisation de l’objet social